Méthodes de travail:

Joke Oosters de Trust for Business

Il n’est pas étonnant qu’avec un slogan comme : « se construire une vie et pas simplement la gagner », Joke Oosters, la fondatrice de Trust for Business, se sente tout à fait dans son élément, ici, en tant que membre résident.

Lorsqu’on la retrouve en train de travailler devant son écran d’ordinateur, Joke respire le calme et la franchise. Comme tous les jours, elle s’attèle à faire ce qu’elle aime, à savoir : aider les petites et moyennes entreprises à se reconnecter avec les objectifs essentiels de leur vie, à gagner en flexibilité, à gérer la pression et à s’établir sur le long terme. Nous avons abordé avec elle les questions de la prise de conscience et comment devenir une personne accomplie, à la fois au travail et dans sa vie privée.

 
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FoS: Dites-nous exactement ce que vous faites, pour répondre à ceux qui ne savent pas qui est Trust for Business ?

« Tout est lié au fait de travailler de manière durable. On peut comprendre ce terme au sens écologique, mais la plupart du temps je l’aborde selon une perspective relationnelle. Il semblerait que les personnes ne travaillent durablement que lorsqu’elles travaillent avec des objectifs, si elles peuvent entrer en relation avec d’autres et si elles trouvent un sens aux tâches qu’elles accomplissent. Le but est de contribuer à la société, de faire ce qui rend heureux. »

FoS: Quand et comment vous est venue cette idée ?

« J’ai fondé Trust for Business il y a trois ans. Lorsque j’ai débuté ma carrière, à l’âge de 18 ans en tant que thérapeute familiale, je faisais partie d’un groupe de praticiens privés. Ce que je n’avais pas réalisé alors, c’est que j’étais déjà un élément d’une organisation qui s’autorégule, un des piliers de ma méthode aujourd’hui. Nous avions des objectifs communs et une grande autonomie, et on essayait de le transmettre à nos patients. La plupart de nos patients étaient issus de la classe moyenne supérieure, souvent employés au sein de grandes entreprises. Ils étaient très enthousiastes à l’idée que je transpose certains éléments de méthode, utilisée en thérapie familiales, dans les sociétés au sein desquelles ils travaillaient. Et même si cela faisait l’objet de préjugés auprès de certains, le fait est que, faire fonctionner un ménage s’apparente assez fort à la manière de faire tourner une entreprise. J’ai passé les dix dernières années à développer les techniques qui permettent de prendre conscience de la culture (au travail) dans un environnement humain. »

FoS: Comment les entreprises et leurs personnels ont réagi à vos techniques ?

« Je pense que de plus en plus de sociétés commencent à comprendre que les anciennes structures ne marchent plus, et que le travail tel qu’on le connaît aujourd’hui n’apporte pas toujours des contributions positives. Les entreprises qui ont fait ce constat font le pas vers moi. Qu’elles soient prêtes pour une structure entrepreneuriale qui s’autorégule au lieu d’une structure du sommet à la base, cela dépend souvent de la taille de l’entreprise en question. Ensuite, ce qui importe c’est que les employés regagnent confiance dans leurs employeurs. Ce dont les dirigeants d’entreprise ont besoin, c’est d’authenticité et d’être plus proche de leurs personnels.

FoS: Qu’est-ce qu’il y a à y gagner ?

« Grâce à mon coaching, les personnes prennent conscience de qui ils sont et de leurs plus-values. Cela me donne énormément d’énergie d’aider les gens à s’en rendre compte ! Nous vivons dans une partie du monde où nous n’avons pas à faire face à des situations où notre vie est en danger. Donc, il n’est pas nécessaire de réagir par le combat ou la fuite tout le temps, notre cerveau reptilien peut faire une pause. Il est temps de reconnecter les personnes, de créer un engagement entre elles. En d’autres termes, rendre le monde meilleur. »